Franc-allemagne

Lundi 27 novembre 2006

 

     L’Allemagne d’aujourd’hui, ce n’est plus notre lointain ennemi héréditaire, que nous avons affronté trois fois en 70 ans.

      L’Allemagne d’aujourd’hui, ce n’est pas non plus celle des clichés représentant l’Allemand moyen en culotte de peau avec une grosse chope de bière, ou alors bruyant et malpoli, comme je l’ai entendu récemment à Strasbourg.

       L’Allemagne d’aujourd’hui, n’a rien à voir avec l’image de pays ennuyeux qui prédomine en France, où elle est réduite à la musique classique et à une langue jugée peu mélodieuse.

       L’Allemagne, que j’ai côtoyée durant mes deux années d’études à Eichstätt en Bavière, est celle d’un pays attachant qui gagne à être mieux connu et mieux compris en France. Notre voisin d’outre-Rhin est un pays accueillant qui présente de nombreux atouts. Au niveau de la défense de l’environnement, les Allemands sont bien plus en avance que les Français pour ce qui est du tri sélectif et de l’utilisation de papier recyclé. Contrairement aux Verts de Mme Voynet, le parti die Grünen de l’ancien ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer, ont réussi à imposer avec succès de nombreuses réformes.

        L’Allemagne est un pays très riche culturellement, que ce soit au niveau de la philosophie avec Fichte, Hegel et Nietzsche, ou de la littérature de Goethe à Günther Grass, prix Nobel de littérature en 1999, en passant par Patrick Süskind, dont le roman le Parfum vient d’être adapté au cinéma.

        Si la mer du nord n’est pas la côte d’Azur, l’Allemagne offre une grande variété de paysages pour les touristes, souvent mieux accueillis qu’en France où notre maîtrise de l’anglais est déplorable. La Forêt noire, les Alpes bavaroises avec les châteaux de Louis II de Bavière, le lac de Constance et les villes de Dresden, Berlin et Rothenburg sont autant de lieux à découvrir. De plus, située au cœur de l’Europe, l’Allemagne est devenue la porte d’entrée vers la République tchèque, l’Autriche, la Pologne ou encore la Suisse.

         Enfin, la musique allemande gagne aussi à être connue. Malheureusement les Français ne connaissent souvent que le rock barbare de Rammstein. Quel regret que des groupes comme Fanta 4, Freundeskreis ou Massive Töne ou le reggaeman Gentleman, ne soient pas plus diffusés en France.

 

       C’est cette Allemagne, moderne, touristique, culturelle et musicale, que j’aimerais vous faire découvrir dans cette rubrique. Los…

 

 

           

 

 

 

Par mric
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Lundi 27 novembre 2006

 

     Devoir de mémoire face à l’Histoire, certes mais il ne faut pas que cette mémoire hante notre présent. Il est nécessaire de faire ce travail de critique et de compréhension face à notre passé, les pages glorieuses mais surtout les épisodes douloureux de notre Histoire séculaire. C’est par cette appropriation du passé que l’on parvient à mieux comprendre le présent, que l’on peut éviter les erreurs du passé. Cependant la mémoire ne doit pas nous empêcher d’avancer dans l’avenir. Et c’est la que le bât blesse. On a trop tendance à appréhender le présent et à agir à la lumière de cette mémoire.

    L’Allemagne contemporaine est à cet égard un exemple malheureux. Le temps du nazisme est loin et les jeunes générations ne devraientt pas prendre à leur compte la responsabilité de leurs ancêtres. Il est encore aujourd’hui difficile pour un Allemand de dire qu’il est fier de son pays, contrairement à un Français par exemple. Quiconque par patriotisme évoque la nation allemande se voit taxé de fascisme et de nazisme. Alors que l’on a appris aux Français la réconciliation avec leurs voisins d’outre-Rhin, à l’heure où l’on veut créer une fraternité européenne entre les peuples, pourquoi enfermer les Allemands dans l’époque national-socialiste ? Sans oublier cette époque trouble, un Allemand doit pouvoir dire comme un Français, un Anglais ou un Italien qu’il est fier de son pays, de sa culture, de l’héritage qu’on lui a transmis.

     Grâce à la Coupe du monde de football en juin dernier, les Allemands ont enfin pu parader dans les rues avec leur drapeau rouge-jaune-noir. A cette occasion, le pays s’est peut-être finalement réconcilié avec lui-même. Pour la première fois, les Allemands ont pu dire fièrement « Wir sind Deutsche » !

Par mric
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Mercredi 29 novembre 2006

 

          En tant que germanophile déplorant la faible présence du cinéma allemand en France, je me réjouis en découvrant que s’est tenu récemment le 4ème Rendez-vous franco-allemand du cinéma du 9 au 11 novembre à Munich. Ce festival, présidé cette année par les réalisateurs Jean-Jacques Beineix et Jan Schütte, a été organisé par l’académie franco-allemande du cinéma. Cette année 16 comédiens français et allemands ont été à l’honneur, tels qu’Amira Casar et Sara Forestier coté français. Au vu du nombre record de participants (400 professionnels venus des deux cotés du Rhin), l’académie s’est félicité du « grand succès » de cette édition 2006.

            Cet exemple de coopération franco-allemande est une bonne initiative, car d’habitude peu de films allemands franchissent l’autre rive du Rhin. Les rares films venant de chez nos voisins se comptent sur les doigts de la main. Les derniers succès en date sont Lola Rennt, Goodbye Lenin, Der Untergang (la chute) et Das Parfüm plus récemment. Pourtant d’autres films que j’ai vu durant mes deux années en Allemagne auraient aussi mérité d’avoir une plus grande diffusion en France. Je pense notamment au génial Die fetten Jahre sind vorbei évoquant l’idéal révolutionnaire face à la réalité du monde actuel, Die letzten Tage von Sophie Scholl relatant les derniers jours de la résistante allemande durant la domination nazie ou encore Barfuss belle histoire d’amour à la BO entraînante. Les connaisseurs de ciné allemand sauront de quoi je parle… N’hésitez pas à me faire part de vos avis là-dessus ou à m’indiquer d’autres bons plans pour découvrir les films allemands !

 

 

 

Par mric
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Lundi 29 janvier 2007

 

         

     Une fois n’est pas coutume, le cinéma allemand est à l’honneur. Après Goodbye Lenin relatant les premiers jours suivant la chute du mur de Berlin, l’ex-RDA fait de nouveau l’objet d’un film qui sort ce mercredi. Mais cette fois-ci point de ressort comique, La vie des autres (Das Leben der anderen) traite du coté sombre de l’ancienne république communiste : la police secrète, la fameuse Stasi.

            Le film relate le travail d’un agent de la Stasi, chargé d’espionner 24h sur 24, un dramaturge soupçonné d’écrire des textes subversifs sur le régime d’Honecker. Impassible, ne vivant que pour surveiller les autres, l’inspecteur zélé passe son temps à épier et noter les moindres faits et gestes de sa proie. En dehors de son travail, il n’a point de vie sociale, ni de distractions. Seul le recours à des prostitués, le sort comme ses collègues de son ordinaire. Mais petit à petit, l’agent froid et méthodique va commencer à ressentir de la compréhension  voire même de la sympathie envers celui qu’il espionne quotidiennement. Allant jusqu’à délaisser sa surveillance pointilleuse.

            La vie des autres parvient à retracer l’ancienne RDA, avec ses fonctionnaires zélés, ses dirigeants manipulateurs et sa vie terne. Il termine de belle manière en prouvant qu’au-delà de l’implacable machine politique, les citoyens restent des êtres humains, doués de sentiments. Avec ce film, le cinéma allemand prouve que le passé récent de l’Allemagne a été assumé. Les archives de la Stasi ont été rapidement ouvertes après 1991 –contrairement à d’autres pays de l’ancien bloc de l’Est- et désormais cette triste période est portée à l’écran, pour que les jeunes générations la surmontent mieux.

            D’habitude peu exporté à l’étranger, le cinéma allemand a franchi désormais les frontières. Porté par son succès en Allemagne, où il a récolté l’an dernier six récompenses, La vie des autres sort cette semaine en France. Aux Etats-Unis, il est nominé cette année aux Oscars dans la catégorie « meilleur film étranger ». Après les pingouins français « oscarisés » l’an dernier, au tour de l’Allemagne ?

Par mric
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Vendredi 2 février 2007

   

     Oubliez tout ce que vous connaissiez ! Démodée Nina Hagen et ses 99 Luftballons, finie l’agressivité musicale de Rammstein, voici la musique allemande que vous devez écouter : Fanta4, Freundeskreis, Gentleman, Fettes Brot ou encore Massive Töne. Petit tour d’horizon… 

-Fanta4 : L’un des premiers groupes de hip-hop allemand, die fantastischen vier  (Les quatre fantastiques) ont été créés en 1989 à Stuttgart par quatre copains.  Le 1e album « Jetzt geht’s ab ! » sort en 1991. Depuis le groupe a produit douze disques, dont le dernier « Formika » va sortir en avril 2007. extrait

-Freundeskreis : Groupe de hip-hop créé aussi à Stuttgart, capitale du rap allemand, en 1996, Freundeskreis (Bande de potes) est composé de cinq membres. Le groupe connu pour ses textes politiques a débuté avec le premier album « Quadratur des kreises » (la quadrature du cercle). Souvent considéré comme l’un des meilleurs groupes allemands de hip-hop, Freundeskreis a su utiliser le reggae, le jazz ou encore le funk. Après trois albums, le groupe n’a pas sorti de nouveau disque depuis l’an 2000. En 2004, son leader Max Herre a tenté sa chance avec succès en solo. extrait 

 

-Gentleman : De son vrai nom Otto Tillmann, Gentleman est Le reggæman allemand. Originaire de Köln, il a fait de la Jamaïque sa deuxième patrie y puisant ses influences parmi Bob Marley, Peter Tosh ou encore Sizzla. Après avoir commencé comme DJ avec Freundeskreis, Gentleman s’est lancé dans la chanson en … anglais ! C’est vrai malheureusement, ce n’est pas de l’allemand. En tout cas Gentleman est idéal à écouter pour les soirées entre potes. extrait 

 

-Fettes Brot : Groupe de hip-hop créé en 1992 à Hamburg (l’autre capitale du hip-hop allemand) par trois rappeurs. Fettes Brot (Pain gras) a sorti depuis sept albums, très bien classés grâce aux chansons cultes « Jein », « Emmanuela » ou plus récemment « An Tagen wie diesen ». Fettes Brot a été récompensé en 2005 comme meilleur groupe et meilleur single avec « Emmanuela ». extrait

 

-Massive Töne : L’un des groupes de hip-hop allemand les plus anciens, fondé en 1991 à Stuttgart par trois rappeurs. Massive Töne (Son massif) se fait connaître grâce à l’album « Kopfnicker » en 1995. Parmi ses plus gros succès, on compte les chansons « Cruisen » en 2002, puis la géniale « Topmodel » en 2005 dans l’album « Zurück in die Zukunft ». extrait  

 

    Je vous invite à découvrir les extraits que je vous mets en ligne. Même si vous ne comprenez pas les paroles, c’est pas grave tant que le son est bon ! Allez Hör zu…

Par mric
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