Vert-attitude

Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /2006 17:38

     Notre planète connaît actuellement des mutations profondes, tant au niveau de son environnement à cause du réchauffement climatique, que de la composition de ses espèces. Aujourd’hui la biodiversité de la planète est en danger. Sur les 40 177 espèces vivantes, 16 119 sont actuellement menacées de disparition selon l’Union Mondiale pour la Nature. Cela représenterait, d’après les experts, la disparition d’un animal ou d’une plante toutes les 20 minutes. Nos gouvernements qui commencent seulement à prendre en compte ses dangers, ont décidé de réagir à l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité, le 22 mai dernier. 181 Etats parties à la convention mondiale sur la biodiversité ont promis de stopper l’extinction des espèces à l’horizon 2010.

       A coté de cet engagement, trois autres initiatives semblent intéressantes à étudier :

-Le lancement du projet d’une « arche de Noé » végétale sous la montagne du Spitzberg (Norvège). Des semences d’environ 3 millions de plantes vivrières du globe seront congelées par -20°. L’objectif étant de créer un filer de sécurité ultime en cas de catastrophe naturelle, pour conserver une capacité à nourrir la planète.

-Si des milliers d’espèces sont actuellement menacées, plus de 15 millions restent encore à découvrir, aussi incroyable que cela puisse sembler ! Afin d’améliorer la recherche et surtout la classification des espèces, l’Union Européenne a présenté le 28 juin 2006 au Muséum d’histoire naturelle de Paris le programme EDIT. Ce projet a pour but de faciliter la recherche taxonomique en créant une sorte de code-barre pour chaque espèce recensée.

-L’envoi d’une expédition internationale dans l’archipel des Vanuatu, fin juillet. L’opération baptisée « Santo 2006 » vise à découvrir de nouvelles espèces encore inconnues, tant sur terre que dans les fons marins. Le retour de l’expédition est prévu fin décembre.

 

Par mric - Publié dans : Vert-attitude
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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /2006 19:55

                                              

Des projections gratuites, des films défendant une bonne cause, et un parrain célèbre, que demander de mieux pour un festival de cinéma ? Le Festival International du Film d’Environnement, qui se tenait à Paris, au cinéma la Pagode dans le 7ème arrondissement du 22 au 28 novembre, a offert l’occasion aux parisiens de découvrir plusieurs films les sensibilisant à la défense de notre planète bleue. Du réchauffement climatique aux biocarburants en passant par la migration des oiseaux, 19 œuvres cinématographiques ont été présentés en compétition durant ce festival, présidé cette année par le photographe Yann Arthus-Bertrand. En plus des projections, deux débats ont été organisés. Le premier sur les conséquences du réchauffement climatique sur nos modes de vie et le second sur les enjeux du passage de l’ère du tout-pétrole à celle des biocarburants.

            Le Festival International du Film d’Environnement, créé en 1982, a décerné hier soir six prix, dont le Grand Prix obtenu par le film autrichien « Our daily bread » de Nikolaus Geyrhalter. Ce documentaire invite à une promenade fascinante et étrange dans les lieux de la production alimentaire qui fabrique « notre pain quotidien ».

            Ce festival est une belle initiative promouvant des films à petit budget, mais malheureusement il souffre d’une faible médiatisation. Moi qui suis pourtant l’actualité avec attention, je n’en ai eu connaissance qu’en lisant … une affiche dans le métro !

Que demander de mieux alors pour ce festival de cinéma ? Une meilleure couverture médiatique pour l’année prochaine.

 

Par mric - Publié dans : Vert-attitude
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Samedi 10 février 2007 6 10 /02 /2007 17:23

 

Entre les émissions de téléréalité et les séries américaines aux fortes audiences, il n’y a que peu de place pour des émissions sensibilisant aux problèmes écologiques. Seuls Ushuaïa avec Nicolas Hulot sur TF1 et Vu du ciel par Yann Arthus-Bertrand sur France2, s’efforcent de traiter de ces questions là. Désormais, l’écologie, à défaut d’avoir sa place sur les chaînes hertziennes, s’impose sur le web. Avec Green TV, la première télé 100% verte est née. Lancée en mars 2006 sous l’impulsion du programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE) & Greenpeace, cette chaîne diffuse des centaines de vidéos en anglais relatives aux problèmes environnementaux. On y trouve sept rubriques proposant des reportages sur l’eau, la terre, l’air, le réchauffement climatique, les technologies, les Hommes et enfin les espèces animales. De la protection de la grande barrière de corail, à la lutte contre les 4x4 polluants, en passant par la chasse aux requins, de nombreux thèmes sont abordés. Pour chacun d’entre eux, le spectateur est invité à aller sur un site web (Greenpeace, Unep ou autres) pour en savoir plus sur la question. Si l’on souhaite laisser son avis, il suffit d’aller sur le blog de Green TV. Mieux, si on veut partager une vidéo, toutes les propositions de jri sont les bienvenues…

   Simple spectateur ou journaliste en herbe, chacun peut donc participer à la défense de la planète !

 

   Green TV

Par mric - Publié dans : Vert-attitude
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Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /2007 16:05

 

     En France, les quartiers « verts » tardent à sortir de terre. Réglementation peu contraignante ou manque de volonté publique, le retard avec nos voisins européens est en tout cas flagrant. Bedzed en Grande-Bretagne, Fribourg en Allemagne et Malmö en Suède font en effet figures de modèle. La construction d’un premier quartier écologique à Paris va-t-elle changer la donne ?

 

            Ce n’est encore qu’un vaste terrain vague en friche, près de la place de Rungis dans le 13e arrondissement parisien. Mais la mairie affiche déjà la couleur. Verte. « La ville de Paris aménage pour vous un quartier durable ». Sur le panneau, à l’entrée de l’ancienne gare de marchandises Sncf, les chiffres donnés se veulent impressionnants pour les passants :    13 000 m2 de logements, 1000 m2 de commerce et 19 000 m2 de bureaux. Les travaux, qui doivent débuter cette année, ne seront terminés qu’en 2011. Mais le lancement du projet, avant même son achèvement, est une première réussite.

L’association « les amis de l’écoZAC », à l’origine du projet, a milité pour imposer à la mairie de Paris et à la Semapa (la société d’aménagement) un véritable quartier vert. Le premier dans la capitale : consommation thermique limitée à 50 kWh/m2/an (pour les bâtiments neufs, la réglementation actuelle s’étale de 80 à 250 kWh/m2/an), électricité solaire, et aussi récupération de l’eau de pluie.

« Pour convaincre les élus parisiens, nous les avons emmenés à Bedzed et à Fribourg, pour leur prouver que ces techniques fonctionnent et que notre projet est réaliste », explique Christophe Bombled, trésorier de l’association « les amis de l’écoZAC». Ces expériences en Europe font figures de pionnières réussies. En Grande-Bretagne, le quartier de Bedzed, lancé en 2002, dans le sud de Londres, est parvenu à réduire sa consommation d’électricité de 90%. Grâce à l’exposition des maisons au sud et à la triple isolation (toits recouverts de végétation). Même souci d’économie d’énergie à Fribourg, capitale écologique de l’Allemagne. Lancés en 1994, par une initiative citoyenne, les quartiers Vauban et Riesenfeld regroupent sur 38 hectares plus de 200 logements alternatifs. Les maisons dites passives sont équipées d’un triple vitrage et de panneaux solaires, qui permettent de limiter la consommation d’énergie à  15 kWh/m2/an. La place de la voiture est réduite aussi, au profit du vélo, grâce à l’installation de deux garages collectifs à l’entrée de la ville.   

« En France, il n’y a rien d’abouti »

En plus de ces deux exemples emblématiques, on trouve chez nos voisins européens d’autres initiatives probantes. À Malmö en Suède, une ancienne friche portuaire a été transformée par la mairie en quartier autonome avec une énergie 100% renouvelable.

Face à ces succès, l’Hexagone fait figure de parent pauvre. « En France, il n’y a jusqu’à présent rien d’abouti », regrette Christophe Bombled. Aujourd’hui, seuls quelques rares projets sont recensés. Outre l’écoZAC à Paris, la ville d’Angers envisage de créer  un « parc habité » de 400 logements HQE  (haute qualité environnementale) d’ici 2012 et Lille étudie un projet d’écoquartier pour 10 000 habitants.

Le retard français s’explique d’abord par un manque de volonté politique. Alors qu’en Suède, la mairie de Malmö a lancé le projet de quartier durable, la ville de Paris s’est montrée plutôt frileuse au départ pour réaménager la friche de Rungis.  Le projet initial de la mairie du 13e ne prévoyait que la création d’une crèche HQE. Or ce label ne vise à réduire la consommation d’énergie que de 15%, sans l’imposer juridiquement. Il a donc fallu le lobbying des « amis de l’écoZAC » pour aboutir à un projet plus ambitieux.

Au-delà de l’absence de volonté des pouvoirs publics, la différence de réglementation énergétique entre la France et ses voisins est importante : 30 à 70 kWh/m2/an en Allemagne, 40 kWh/m2/an maximum en Suisse, mais seulement entre 80 et 250 kWh/m2/an en France selon la zone climatique et le type de combustibles. Et encore, il s’agit de la nouvelle réglementation thermique pour les bâtiments neufs, entrée en vigueur en 2007. En moyenne, l’ancien consomme plutôt 210 kWh/m2/an pour le chauffage.

La France est certes en retard au niveau des quartiers écologiques, mais c’est en train de changer. Le collectif Effinergie, lancé en 2005, par plusieurs régions françaises, vise à créer un label « basse énergie », imposant une norme pour les maisons neuves allant de 30 à 50 kWh/m2/an. A l’image de ce qui se fait déjà en Suisse avec le label Minergie et en Allemagne avec les « maisons passives ». Dans ces deux pays, on recense plus de 40 000 logements de ce type. « Avec Effinergie, on encourage la construction de maisons basse consommation,  souligne Marc Sauveteur chercheur à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Après, ce sont aux pouvoirs publics d’agir pour soutenir de telles initiatives. »

Vers une plateforme d’écozacs

Mais comment faire si comme en France, le pouvoir politique tarde à prendre ses responsabilités ? « Les citoyens aussi ont leur rôle à jouer pour montrer qu’ils veulent protéger l’environnement, insiste Christophe Bombled des « amis de l’écoZAC ». Ainsi, en tant qu’association citoyenne, nous envisageons de créer une plateforme d’écozacs pour développer d’autres quartiers verts partout en France. » 

 Et si les citoyens ne sont pas encore très sensibles à la consommation énergétique de leurs lieux d’habitation, ils en seront bientôt informés. Dès le 1e juillet prochain, en effet, tous les états membres de l’Union Européenne seront tenus d’étiqueter les maisons neuves, selon ce qu’elles consomment. Comme pour un aspirateur ou une voiture, le client sera informé sur une échelle de A à G du diagnostique de performance énergétique. De quoi inciter les consommateurs à la construction de maisons vertes et, espérons le, favoriser la floraison d’écoquartiers.

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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 01:48

   "Grenelle, l'heure des choix" (Le Figaro), "Grenelle, c'est parti" (Libération), "L'heure du choix" (Le Monde), "Et maintenant, des actes" (Métro). Ce matin, dans la presse, le grand ramdam de l'environnement s'affiche sur toutes les unes.

Après 4 mois de concertation entre ONG, ministres, acteurs de la fonction territoriale et experts, les Etats généraux de l'environnement se sont achevés cet après-midi avec les deux premières tables rondes, concernant les transports, l'habitat et l"énergie.

Qu'en ressort-il? Une écopastille, un moratoire sur la construction de nouvelles autoroutes et aéroports, un bilan énergétique pour imposer des habitations "passives" (voir article sur les écoquartiers, dans les archives). Les propositions sont alléchantes, même si certaines options phares sont absentes: la taxe carbone, chère à Nicolas Hulot, la réduction de la vitesse sur les routes de 10 km/h, fortement critiquée par les députés UMP!

Demain, d'autres solutions seront proposées sur la délicate question des OGM, notamment. Mais au final, seul Nicolas Sarkozy fixera les derniers arbitrages. Lors d'une conférence de presse en grande pompe avec Al Gore, en guest-star fraîchement nobélisé.

Alors le président ne peut décevoir en ne proposant que des demi-mesures. La référence, si souvent citée envers les accords de Grenelle de 1968, ne doit pas être un leurre. A en croire les sondages, les Français sont prêts à modifier leur comportement, pour passer à une consommation durable. Mais, ils devront eux aussi être cohérent avec eux-mêmes et ne pas rejetter demain, des taxes sur les pollueurs qu'ils réclament aujourd'hui.

 

On le voit, à la veille de ce qui peut constituer un tournant historique pour la France, les risques existent des deux côtés. Et le danger d'un rendez-vous manqué semble plus fort que jamais.

"Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs", constatait lucide Jacques Chirac à Johannesburg en 2002. Son successeur, chantre de la rupture, se doit de rompre aussi avec cette logique. Pour éteindre l'incendie.

Par mric - Publié dans : Vert-attitude
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