Point de départ

                Etudiant en journalisme au CFJ à Paris, je suis passionné par la découverte des grands espaces de notre planète. Je rêve de reportage à la découverte de notre terre, avant que celle-ci ne soit véritablement menacée.
    L'objet de ce blog sera de parler de destinations inconnues, d'envies de voyage, d'initiatives pour défendre l'environnement. Par ailleurs, je souhaiterais aussi vous donner envie de découvrir l'Allemagne, pays dans lequel j'ai passé 2 ans, mais qui reste méconnu pour les Français!
    En route...
Samedi 10 février 2007

 

Entre les émissions de téléréalité et les séries américaines aux fortes audiences, il n’y a que peu de place pour des émissions sensibilisant aux problèmes écologiques. Seuls Ushuaïa avec Nicolas Hulot sur TF1 et Vu du ciel par Yann Arthus-Bertrand sur France2, s’efforcent de traiter de ces questions là. Désormais, l’écologie, à défaut d’avoir sa place sur les chaînes hertziennes, s’impose sur le web. Avec Green TV, la première télé 100% verte est née. Lancée en mars 2006 sous l’impulsion du programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE) & Greenpeace, cette chaîne diffuse des centaines de vidéos en anglais relatives aux problèmes environnementaux. On y trouve sept rubriques proposant des reportages sur l’eau, la terre, l’air, le réchauffement climatique, les technologies, les Hommes et enfin les espèces animales. De la protection de la grande barrière de corail, à la lutte contre les 4x4 polluants, en passant par la chasse aux requins, de nombreux thèmes sont abordés. Pour chacun d’entre eux, le spectateur est invité à aller sur un site web (Greenpeace, Unep ou autres) pour en savoir plus sur la question. Si l’on souhaite laisser son avis, il suffit d’aller sur le blog de Green TV. Mieux, si on veut partager une vidéo, toutes les propositions de jri sont les bienvenues…

   Simple spectateur ou journaliste en herbe, chacun peut donc participer à la défense de la planète !

 

   Green TV

Par mric - Publié dans : Vert-attitude
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Vendredi 2 février 2007

   

     Oubliez tout ce que vous connaissiez ! Démodée Nina Hagen et ses 99 Luftballons, finie l’agressivité musicale de Rammstein, voici la musique allemande que vous devez écouter : Fanta4, Freundeskreis, Gentleman, Fettes Brot ou encore Massive Töne. Petit tour d’horizon… 

-Fanta4 : L’un des premiers groupes de hip-hop allemand, die fantastischen vier  (Les quatre fantastiques) ont été créés en 1989 à Stuttgart par quatre copains.  Le 1e album « Jetzt geht’s ab ! » sort en 1991. Depuis le groupe a produit douze disques, dont le dernier « Formika » va sortir en avril 2007. extrait

-Freundeskreis : Groupe de hip-hop créé aussi à Stuttgart, capitale du rap allemand, en 1996, Freundeskreis (Bande de potes) est composé de cinq membres. Le groupe connu pour ses textes politiques a débuté avec le premier album « Quadratur des kreises » (la quadrature du cercle). Souvent considéré comme l’un des meilleurs groupes allemands de hip-hop, Freundeskreis a su utiliser le reggae, le jazz ou encore le funk. Après trois albums, le groupe n’a pas sorti de nouveau disque depuis l’an 2000. En 2004, son leader Max Herre a tenté sa chance avec succès en solo. extrait 

 

-Gentleman : De son vrai nom Otto Tillmann, Gentleman est Le reggæman allemand. Originaire de Köln, il a fait de la Jamaïque sa deuxième patrie y puisant ses influences parmi Bob Marley, Peter Tosh ou encore Sizzla. Après avoir commencé comme DJ avec Freundeskreis, Gentleman s’est lancé dans la chanson en … anglais ! C’est vrai malheureusement, ce n’est pas de l’allemand. En tout cas Gentleman est idéal à écouter pour les soirées entre potes. extrait 

 

-Fettes Brot : Groupe de hip-hop créé en 1992 à Hamburg (l’autre capitale du hip-hop allemand) par trois rappeurs. Fettes Brot (Pain gras) a sorti depuis sept albums, très bien classés grâce aux chansons cultes « Jein », « Emmanuela » ou plus récemment « An Tagen wie diesen ». Fettes Brot a été récompensé en 2005 comme meilleur groupe et meilleur single avec « Emmanuela ». extrait

 

-Massive Töne : L’un des groupes de hip-hop allemand les plus anciens, fondé en 1991 à Stuttgart par trois rappeurs. Massive Töne (Son massif) se fait connaître grâce à l’album « Kopfnicker » en 1995. Parmi ses plus gros succès, on compte les chansons « Cruisen » en 2002, puis la géniale « Topmodel » en 2005 dans l’album « Zurück in die Zukunft ». extrait  

 

    Je vous invite à découvrir les extraits que je vous mets en ligne. Même si vous ne comprenez pas les paroles, c’est pas grave tant que le son est bon ! Allez Hör zu…

Par mric - Publié dans : Franc-allemagne
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Vendredi 2 février 2007

 

 

                                                                      crédit: Pascal Maitre

 

De l’Inde à la Somalie, le photoreporter Pascal Maitre, 51 ans, a parcouru le monde entier. Avec toujours la même envie de témoigner, de raconter un événement. Portrait d’un photographe solitaire, qui préfère rester derrière l’objectif que devant pour se dévoiler.  

            L’Afrique est sa terre de prédilection, la photo couleur son mode d’expression, et le reportage sa passion. Cette passion inscrite en lui, il ne peut la cacher. Ses gestes trahissent son métier de photoreporter. Lorsqu’il s’exprime, il ne peut s’empêcher de gesticuler des mains, sans doute trop habitué à manier l’appareil photo. Quand il vous parle, il vous fixe droit dans les yeux, comme s’il visait dans l’objectif de son reflex.

            Plus qu’une passion, la photographie exerce même une fascination chez Pascal Maitre, qui avoue trouver « un côté magique dans l’image ». Cette attirance pour la photographie a commencé dès l’enfance. À 14 ans, avec l’appareil offert par « son oncle d’Amérique ». Des premiers clichés de débutant, il passe au club-photo du lycée, puis rapidement, déjà, ce besoin de partir. À 18 ans, il franchit le pas en partant un mois en Inde. Tout seul, avec son appareil en bandoulière.

            La solitude constitue une constante dans son travail. Presque un besoin. Même s’il s’en défend volontiers. « Je ne recherche pas forcément à être seul à travers mes reportages », coupe le photographe berrichon lorsqu’on l’interroge. Pourtant, il aime partir en solo plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans des pays lointains pour les besoins d’un magazine. S’il est entouré, il avoue ne plus pouvoir travailler efficacement. « En France, je n’arrive pas à me concentrer à cause des sollicitations des amis et de ma famille ». Tel un plongeur en apnée, il doit s’enfermer dans sa bulle lorsqu’il part en reportage.

À travers cette solitude, Pascal Maitre aspire aussi à une certaine forme de liberté. C’est pourquoi il a toujours préféré travailler en indépendant qu’affilié à une structure journalistique fixe. Après trois ans de collaboration au magazine Jeune Afrique à ses débuts, puis quatre années à l’agence  Gamma, il s’est affranchi de toute hiérarchie. Aujourd’hui, après plus de 25 ans passés autour du monde, il n’envisage toujours pas de « poser ses valises ». « Je pourrais travailler au service photo d’un magazine français, mais les contraintes hiérarchiques ne me conviennent pas ».

« La photo, c’est comme la radio »

Même s’il éprouve parfois une certaine lassitude à voyager et laisser des nouveaux amis aux quatre coins de la terre, il ressent toujours la même envie de partir en reportage. Pour témoigner, « raconter une histoire », comme il se plaît à définir son travail. Cette envie  d’informer les lecteurs sur des sujets géopolitiques dans des zones sensibles est la marque de fabrique du photoreporter, qui travaille en ce moment sur le Sahel. « Dans mes photos, je suis plus concerné par l’information que l’esthétique », insiste celui qui collabore notamment aux magazines Géo et National Geographic. Outre cette volonté d’informer, Pascal Maitre cherche aussi à faire jouer l’imaginaire du lecteur. En ne montrant qu’un morceau de la réalité, ses images doivent laisser libre cours à l’interprétation. « La photo c’est comme la radio, on ne prend qu’un bout du sujet pour que l’imaginaire puisse fonctionner après… ».

Comme ses clichés, Pascal Maitre garde une part d’ombre, de mystère. L’homme, doué derrière l’appareil, apparaît moins à l’aise devant l’objectif. S’il parle volontiers de ses prises de vue, il ne se dévoile pas facilement et reste discret sur lui-même. Comme s’il voulait se montrer à contre-jour pour se protéger. Ses peurs lorsqu’il couvre des zones de conflit ? À peine évoquées alors qu’il rappelle qu’un photographe norvégien a été tué à Mogadiscio quinze jours après qu’il y soit lui-même passé. Son malaise à photographier certaines scènes ? « On est parfois révolté mais la vie reprend toujours le dessus », lâche-t-il presque trop facilement en évoquant le portrait d’un mutilé réalisé lors de la guerre du Mozambique en 1988. Sa famille ? Il préfère ne pas trop s’étendre dessus.

Décidément, le photoreporter n’aime pas être devant l’objectif. Face à ses interlocuteurs, sa carrure physique impressionne. Il veut se montrer fort, presque sans sentiment, comme s’il portait une carapace pareil à un filtre instaurant une distance entre le sujet et le photographe. Plus que de la timidité, il s’agit d’une habitude de tout maîtriser dans n’importe quelle situation. Ne rien montrer face à ses interlocuteurs est la règle d’or du photographe.

Durant ses voyages, en Afrique et en Afghanistan principalement, Pascal Maitre a en effet été confronté à la violence et aux horreurs de la guerre. Il a ainsi appris à se méfier de tout le monde, pour éviter d’être pris en otage ou de tomber sous les balles de sniper. Même à sa famille, il parle peu des dangers ou des craintes qu’il peut ressentir lors de reportages à l’étranger. A fortiori encore moins à un journaliste inconnu.

Sans doute, son expérience sur le terrain explique-t-elle sa volonté de ne pas se livrer facilement. Son besoin de rester enfermé dans sa carapace. Sa part d’ombre.

Par mric - Publié dans : carnet de voyage
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Lundi 29 janvier 2007

 

         

     Une fois n’est pas coutume, le cinéma allemand est à l’honneur. Après Goodbye Lenin relatant les premiers jours suivant la chute du mur de Berlin, l’ex-RDA fait de nouveau l’objet d’un film qui sort ce mercredi. Mais cette fois-ci point de ressort comique, La vie des autres (Das Leben der anderen) traite du coté sombre de l’ancienne république communiste : la police secrète, la fameuse Stasi.

            Le film relate le travail d’un agent de la Stasi, chargé d’espionner 24h sur 24, un dramaturge soupçonné d’écrire des textes subversifs sur le régime d’Honecker. Impassible, ne vivant que pour surveiller les autres, l’inspecteur zélé passe son temps à épier et noter les moindres faits et gestes de sa proie. En dehors de son travail, il n’a point de vie sociale, ni de distractions. Seul le recours à des prostitués, le sort comme ses collègues de son ordinaire. Mais petit à petit, l’agent froid et méthodique va commencer à ressentir de la compréhension  voire même de la sympathie envers celui qu’il espionne quotidiennement. Allant jusqu’à délaisser sa surveillance pointilleuse.

            La vie des autres parvient à retracer l’ancienne RDA, avec ses fonctionnaires zélés, ses dirigeants manipulateurs et sa vie terne. Il termine de belle manière en prouvant qu’au-delà de l’implacable machine politique, les citoyens restent des êtres humains, doués de sentiments. Avec ce film, le cinéma allemand prouve que le passé récent de l’Allemagne a été assumé. Les archives de la Stasi ont été rapidement ouvertes après 1991 –contrairement à d’autres pays de l’ancien bloc de l’Est- et désormais cette triste période est portée à l’écran, pour que les jeunes générations la surmontent mieux.

            D’habitude peu exporté à l’étranger, le cinéma allemand a franchi désormais les frontières. Porté par son succès en Allemagne, où il a récolté l’an dernier six récompenses, La vie des autres sort cette semaine en France. Aux Etats-Unis, il est nominé cette année aux Oscars dans la catégorie « meilleur film étranger ». Après les pingouins français « oscarisés » l’an dernier, au tour de l’Allemagne ?

Par mric - Publié dans : Franc-allemagne
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Lundi 29 janvier 2007

Durant deux jours, des milliers d’anonymes, fidèles ou non, sont venus dire adieu à l’abbé Pierre. Dans la chapelle du Val de Grâce, tout était organisé pour saluer « l’apôtre des pauvres ».Voire trop au goût de certains croyants.  

            Panneaux d’affichages dans la rue, policiers postés pour réguler le trafic, sens de circulation strictement imposé. L’organisation est réglé dans les moindres détails, pour accueillir les anonymes venus en masse dire adieu au fondateur d’Emmaüs dans la chapelle de l’hôpital du Val de Grâce. Dès le boulevard du Port-Royal, des panonceaux accrochés au mur indiquent la marche à suivre. Il ne faut  pas descendre le boulevard jusqu’à l’hôpital, mais prendre la rue Saint Jacques permettant d’accéder à l’ancienne chapelle. Malgré les indications, nombreux sont ceux qui sont contraint de faire demi-tour après s’être dirigé dans la mauvaise direction.

            Sur le trottoir devant la chapelle, plusieurs policiers, impassibles, veillent à ce que les gens suivent la file d’attente. En raison de l’affluence depuis l’ouverture de la chapelle mercredi, les milliers de personnes venus rendre hommage à l’abbé Pierre doivent s’engouffrer derrière des barrières métalliques. Puis attendre patiemment, malgré le froid glacial, de pouvoir rentrer dans l’édifice religieux. « Depuis deux jours, il y a plein de monde dès 9 heures du matin », explique James Rupprecht, compagnon d’Emmaüs depuis cinq ans. Comme cet Américain, plusieurs membres de la communauté sont installés devant la chapelle pour assurer la bonne circulation des gens.

            A l’intérieur, le rituel est bien rodé. En file indienne, l’entrée se fait par la porte droite du bâtiment. Tout le monde est invité à remonter l’allée, sans s’attarder devant les bouquets de fleurs et les messages laissés sur le côté, compte tenu des gens qui attendent encore dehors.  Les nombreuses personnes qui « traînent », un petit carnet à la main, pour recopier une des pensées de l’abbé Pierre affichées au mur, se font rappeler à l’ordre. « Avancez s’il vous plaît », scandent inlassablement les gardiens. Arrivés au niveau du chœur, une grande photo du « petit père des pauvres » au sourire bienveillant accueille  les fidèles. Ceux-ci sont invités à bénir son cercueil sur lequel trônent son célèbre béret et sa canne. L’ambiance est solennelle et l’émotion palpable, mais les croyants qui veulent s’arrêter plus longuement pour prier n’en n’ont pas la possibilité. Ils doivent continuer par l’allée de gauche. « On ne peut pas vraiment se recueillir dans la chapelle car il y a beaucoup de monde. C’est dommage », regrette Roxane Bricet, étudiante venue spécialement après ses cours, pour prier pour l’abbé Pierre, qu’elle avait rencontré lors de sa confirmation.

 

Cohabitation difficile

         Dans la petite chapelle, le défilé ininterrompu d’anonymes, croyants ou non, continue. Jeunes ou plus âgés, tout le monde avance de manière disciplinée, accompagné par le tintement des cloches. La dizaine de messages de solidarité du fondateur d’Emmaüs affichés sur les murs laissent pensifs les personnes présentes. Chacun médite sur ces réflexions. Seuls les pleurs d’une femme qui se sent mal viennent troubler ce silence. Aussitôt un homme s’approche d’elle pour l’aider et lui demander si tout va bien. Mais rapidement cet embryon de discussion gêne des fidèles en train de prier au fond de la chapelle. La cohabitation entre croyants venus prier pour l’homme d’Eglise et laïques simplement là pour saluer le défenseur des sans-abri, est décidément difficile.

            A la sortie de la chapelle, tous se retrouvent pour remercier « le pape des pauvres ». Plusieurs registres de condoléances sont installés sur des tables, pour permettre à chacun de laisser un mot ou d’envoyer des dons. « Je suis là pour rendre hommage à un grand homme. On a pas besoin d’être croyant pour le faire », insiste madame C, bénévole à la Croix-rouge. « La meilleure reconnaissance qu’on puisse lui rendre, c’est de continuer son action ». Là-dessus, au moins, tout le monde sera d’accord.

Par mric - Publié dans : regard d'actu
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